Ordre des Avocats au Barreau de Saint-Nazaire

 

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Violences conjugales

Aide aux victimes d'infractions

Permanences en Mairie

Adresses utiles

Lexique

Les consultations juridiques d'urgence  
Les procédures pouvant être mises en œuvre  
 

Le référé violence

Le divorce

Les procédures relatives aux enfants

Les poursuites pénales

 

Numéros de téléphone utiles

 

 


 

Si les actes de violence au sein du couple touchent indistinctement les hommes et les femmes, ces dernières en demeurent les principales victimes et un rapport de l’Observatoire national de la délinquance publié en 2006,  évalue à 35.000 le nombre de femmes victimes.

 

Les violences conjugales sont à la fois verbales et psychologiques (dénigrement, humiliation, insultes, menaces envers le conjoint ou les enfants, rupture avec la famille ou les amis), physiques (coups, menaces avec arme), sexuelles (relations sexuelles obtenues par contrainte ou menace) ou économiques (contrôle économique ou professionnel privant le conjoint de toute autonomie).

 

Elles concernent tous les milieux sociaux, sans distinction liée au niveau d’éducation ou à l’appartenance ethnique ou religieuse.

 

Les multiples difficultés vécues au quotidien par les victimes de violences conjugales ont conduit un groupe d’Avocats à s’engager dans une action concertée et concrète.

 

Il s'agit de permettre à la victime de rester au domicile conjugal avec les enfants, alors que la plupart du temps elle doit le quitter en urgence ce qui entraîne une déscolarisation et une déstructuration de la famille.

 

Il s’agit également d’éloigner l’auteur des violences conjugales et de faire sanctionner ses actes pénalement pour lui faire prendre conscience de leur gravité.

 

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LES CONSULTATIONS JURIDIQUES d'URGENCE

 

Les Avocats membres du groupe de défense des victimes de violences conjugales reçoivent gratuitement à leur Cabinet et peuvent notamment fournir des informations sur les démarches à effectuer, les foyers d’hébergement, les procédures d’urgence.

 

Les Avocats membres du groupe disposent d'une liste de contacts (médecins, foyers d'hébergement, travailleurs sociaux ...) vers lesquels les victimes peuvent être orientées.

 

Afin de bénéficier d'une consultation juridique d'urgence, il est indispensable de prendre contact avec les services de l'Ordre des Avocats qui établiront un Bon de consultation.

 

Le bon de consultation peut être sollicité :

  • Par téléphone au 02.40.66.73.82, du lundi au vendredi

  • A la Maison de l'avocat, 39 rue des Halles - 44600 SAINT-NAZAIRE, le mardi matin et vendredi matin uniquement

Le bon de consultation est valable pendant une semaine et est disponible :

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LES PROCEDURES POUVANT ETRE MISES EN OEUVRE

 

Le « référé violence »

 

L’article 220-1 alinéa 3 du Code civil permet désormais l'éviction du conjoint violent du domicile conjugal lorsque les violences exercées par l'un des époux mettent en danger son conjoint ou les enfants.

 

La procédure ne concerne que les époux, les concubins ou les partenaires liés par un PACS en sont exclus mais d’autres procédures peuvent être envisagées avec le concours d’un Avocat.

 

Il est nécessaire de fournir à l’Avocat une copie d’un dépôt de plainte ou de main courante et éventuellement un certificat médical.

 

La procédure n’est pas contradictoire ce qui signifie que le conjoint violent n’a pas connaissance de la demande d’éviction du domicile conjugal si celle-ci est rejetée par le juge.

 

La mesure d’éviction a un caractère temporaire et une procédure de divorce ou de séparation de corps doit être engagée dans un délai de quatre mois, sous peine de voir le conjoint violent revenir de plein droit au domicile conjugal.

 

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Le divorce

 

Les violences commises au sein du couple peuvent constituer un manquement grave et renouvelé aux obligations du mariage et justifier un divorce pour faute aux torts exclusifs du conjoint violent.

 

Avant même le prononcé du divorce, le juge prendra des mesures temporaires concernant l’attribution du domicile conjugal, la pension alimentaire due à l’épouse et aux enfants, le lieu de résidence des enfants, les modalités d’exercice du droit de visite et d’hébergement du parent qui n’accueille pas la résidence habituelle des enfants.

 

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Les procédures relatives aux enfants

 

Un conjoint ou concubin violent n’est pas nécessairement un mauvais père mais le climat de violences au sein du couple nuit souvent au développement et à l’équilibre des enfants.

 

Les victimes de violence hésitent parfois à dévoiler leur situation par crainte du placement des enfants et cette menace peut être utilisée par l’auteur des violences.

 

De telles mesures (enfants confiés à l'Aide Sociale à l'Enfance par un Juge des Enfants) demeurent exceptionnelles et doivent être motivées par une situation de danger sérieuse et établie pour les enfants eux-mêmes.

 

La victime de violences conjugales n’a en général pas à craindre que ses enfants lui  soient retirés et bien au contraire la protection des enfants peut justifier un départ du domicile conjugal et un hébergement temporaire dans une structure d’accueil familial.

 

Le juge aux affaires familiales pourra être saisi par une épouse ou une concubine pour :

  • Suspendre le droit de visite et d’hébergement du conjoint ou concubin violent

  • Fixer les conditions d’exercice du droit de visite, éventuellement dans un Point famille en présence d’un tiers

  • Obtenir le versement d’une pension alimentaire

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Les poursuites pénales

 

Depuis l’adoption de la Loi du 4 avril 2006, les violences commises au sein du couple, marié ou non, constituent une circonstance aggravante et sont lourdement sanctionnées : 

Violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours

3 ans d'emprisonnement et 45.000 € d'amende

 

Violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours

5 ans d'emprisonnement et 75.000 € d'amende

 

Violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente par le conjoint ou concubin

15 ans de réclusion criminelle

 

Tortures et actes de barbarie ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente

de 20 ans à 30 ans de réclusion criminelle

 

Violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner par le conjoint ou le concubin

20 ans de réclusion criminelle

 

Meurtre

de 30 ans de réclusion criminelle à perpétuité

 

Agression sexuelle

de 3 à 5 ans d'emprisonnement et de  75.000 € à 150.000 € d'amende

 

Viol

de 15 ans de réclusion criminelle à perpétuité

 

Séquestration supérieure à 7 jours

20 ans de réclusion criminelle

 

Appels téléphoniques malveillants ou agressions sonores

1 an d'emprisonnement et 15.000 € d'amende

 

Menaces

de 6 mois à 5 ans d'emprisonnement et de 7.500 € à 75.000 € d'amende

Il est indispensable d’effectuer une déclaration de main courante ou un dépôt de plainte auprès du Procureur de la République, dans un Commissariat de Police ou dans une Gendarmerie.

 

Seul un dépôt de plainte pourra donner lieu  à des poursuites contre l’auteur des violences (pour plus d’informations, se reporter à la page consacrée  à l'aide aux victimes d'infractions).

 

Les services de Police ou de Gendarmerie sollicitent parfois : 

  • Un certificat médical, établi par un Médecin exerçant en Cabinet ou en Hôpital, mentionnant des blessures ou un état de crainte et une durée d’Incapacité temporaire de travail

  • Des témoignages de tiers ou les coordonnées de personnes susceptibles de témoigner

Il est conseillé de prendre contact préalablement avec un Avocat puisque celui-ci peut indiquer à la victime les démarches à effectuer au vu des spécificités de sa situation.

 

Eventuellement, lors du dépôt de plainte, il est possible de ne communiquer que les coordonnées de l’Avocat afin que le conjoint ou concubin violent n’ai pas connaissance des nouvelles coordonnées de la victime.

 

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Numéros de téléphone utiles

 

Permanences d’aide aux victimes de violences conjugales 

  • Violence Conjugale Femmes Info Service, ( 01.40. 33.80.60 du lundi au vendredi de 7 h 30 à 23 h et le samedi de 10 h à 20 h

  • Viols Femmes Information, ( 0800.05.95.95 du lundi au vendredi de 10 h à 18 h

  • Centre d'Information et de Documentation des Femmes et des Familles, 11 avenue René Coty – 44600 SAINT NAZAIRE, ( 02.40.66.53.08

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POLICE ET GENDARMERIE

 

Police Nationale

  • 59 avenue du Général de Gaulle – 44600 SAINT-NAZAIRE, ( 02.51.76.17.00

  • Place du Rhin et du Danube – 44500 LA BAULE, ( 02.51.73.75.00

  • 4 rue Paul Lesage – 44510 LE POULIGUEN, ( 02.40.42.30.59

Gendarmerie Nationale

  • 51 bis rue de Redon – 44130 BLAIN, ( 02.40.79.00.17

  • 2 rue de l’Hôtel de Ville –  44290 GUEMENE PENFAO, ( 02.40.79.20.17

  •  13 rue du Château Gaillard – 44580 BOURGNEUF EN RETZ, ( 02.40.21.40.06

  • 20 avenue Henri Becquerel – 44490 LE CROISIC, ( 02.40.23.00.19

  • Boulevard du Général de Gaulle – 44350 GUERANDE, ( 02.40.24.90.42

  • 35 boulevard de la Brière – 44410 HERBIGNAC, ( 02.40.88.90.17

  • 9 rue Jules Verne – 44550 MONTOIR DE BRETAGNE, ( 02.40.45.50.17

  • 34 quai Eole – 44560 PAIMBOEUF, ( 02.40.27.50.23

  • 39 rue Nantaise – 44160 PONTCHATEAU, ( 02.40.01.60.13

  • 1 rue Jean Sarment – 44210 PORNIC, ( 02.40.82.00.29

  • Route de la Gendarmerie – 44250 SAINT-BREVIN LES PINS, ( 02.40.27.21.29

  • 4 route de Missillac – 44530 SAINT-GILDAS DES BOIS, ( 02.40.01.40.14

  • 79 avenue Ferdinand de Lesseps – 44600 SAINT-NAZAIRE, ( 02.40.70.55.00

  • 45 rue Neuve – 44320 SAINT-PERE EN RETZ, (  02.40.21.70.13

  • 1 place du Prince Bois – 44260 SAVENAY, ( 02.40.58.33.17

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